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SOIGNER, AIDER, SOUTENIR
LES FEMMES DU MONDE ENTIER

Sauver la vie des mères et des enfants

Produite en août 2011, cette vidéo souligne que chaque année, jusqu'à 360 000 femmes meurent en donnant la vie et environ 8 millions d'enfants meurent avant leur cinquième anniversaire. La vie de millions d'entre eux pourrait être épargnée s'ils avaient accès à des soins appropriés.

 

Le département de la santé de la mère, du nouveau-né, de l'enfant et de l'adolescent de l'OMS:

- produit et recueille les évidences scientifiques les plus récentes

- établit les normes mondiales

- aide à développer des traitements plus efficaces et moins chers

- publie des directives pour assurer les meilleurs soins possibles

- conçoit des matériels de formation pour donner aux agents de santé toutes les compétences dont ils ont besoin, et

- aide les pays à développer les politiques et les programmes de santé les plus efficaces et à en contrôler les progrès

 

https://www.youtube.com/watch?v=j40GWwVV330

25 millions d’avortements non sécurisés sont pratiqués dans le monde chaque année

 

 

Selon l’OMS, 25 millions d’avortements non sécurisés ont été réalisés dans le monde entre 2010 et 2014.

Il est essentiel de rappeler que les avortements représentent  plus 25%  de la mortalité maternelle à l’échelle mondialeLa majeure partie de ces avortements et les morts qui en résultent sont localisés dans les pays en développement et principalement en Afrique Subsaharienne et en Asie du Sud.

Ces chiffres sont le résultat de l’action conjuguée de facteurs dont, entre autres, un mauvais accès aux services de santé.  

C’est pour cela qu’Actions Santé Femmes continue à se battre pour faire avancer l’éducation et l’accès à des soins gynécologiques et obstétricaux de meilleure qualité pour les femmes dans ces pays. Il est impératif que nous continuions la lutte pour le repli de la mortalité maternelle partout dans le monde pour atteindre les objectifs du développement durable (taux de mortalité maternelle inférieure à 70 pour 10 000 naissances vivantes).


Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’article sur le site de l’OMS : http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2017/unsafe-abortions-worldwide/fr/

 

Prix Simone-Veil : Aïssa Doumara Ngatansou

Le premier prix Simone Veil vient d'être attribué à Aïssa Doumara Ngatansou qui gère au Cameroun une association d'aide aux victimes de viols et qui mène aussi avec son association des actions auprès des femmes victimes de Boko Haram.


Ce prix, remis à l'occasion de la 42e journée internationale des droits des femmes, a été créé par le chef de l'État en hommage à l'ancienne ministre Simone Veil, décédée en 2017, qui a défendu la loi de 1975 sur la légalisation de l'IVG en France. Il est doté de 100.000 euros.

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/03/08/97001-20190308FILWWW00112-prix-simone-veil-la-camerounaise-ngatansou-aureolee.php

 

Journée pour les Droits des Femmes

8 mars - Journée pour les Droits des Femmes, une occasion pour l'ONG : « Actions Santé Femmes », de mettre en valeur son combat au service du lien entre l'éducation et la santé des femmes.

ASF s'engage dans la Santé Reproductive auprès des adolescentes des établissements  scolaires de Madagascar, au Cambodge et en Haïti, avec le soutien de l'Ambassade de France.

Pour mémoire et en écho du travail de l'association, les principaux faits et chiffres à retenir https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/women-s-health et récemment le dossier https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/02/16  sur les questions de natalité.

Pour soutenir ASF et son action en France et à l'étranger suivez et adhérez    

http://www.actions-sante-femmes.org/

 

 

Le Dr Mukwege a reçu le Prix Nobel de la Paix

Cher collègue, Cher Dr Mukwege,

 

Toi le meilleur d'entre nous, le plus combatif, le plus passionné, le plus courageux, le plus humain, le plus.. le plus... les plus affluent et nous submergent pour te dire toute notre admiration, notre respect alors que le Prix Nobel de la Paix vient de t'être decerné.

Il nous arrive de te rencontrer lors de nos missions ASF dans ton hôpital de Panzi à Bukavu et nous sommes presque étonnés de ta simplicité. Ton prestige, les prix reçus (Olof Palme, Sakarof) qui t'honorent auraient pu faire de toi un homme différent, inaccessible, un dieu pour tes patientes. Il n'en est rien. Tu es et reste, un collègue, mais quel collègue !

Merci Denis !

 

Le staff médical d'Actions Santé Femmes

Une intervieuw du Dr Mukwege est à décourvir, en cliquant sur l'image ci-dessous.

 

Dr Muckwege, Prix Nobel de la Paix

Les Gynécologues-Obstétriciens, François BOUSSARIE, membre fondateur de l'ONG « Actions Santé Femmes »  et Bernard CREZÉ, membre d'ASF, étaient à Oslo, le 10 décembre dernier, aux côtés du Dr Denis MUKWEGE, lorsqu'il a reçu le prix Nobel de la Paix 2018, pour son action en faveur des femmes victimes de violences sexuelles, «le viol comme arme de guerre», dans les conflits en République Démocratique du Congo.

Denis MUKWEGE, alors jeune médecin, vient en France en 1984, à la Faculté de Médecine d'Angers, se spécialiser en Gynécologie-Obstétrique.

C'est à cette occasion qu'il rencontre le Dr CREZÉ, qui participe à sa formation, l'hôpital même où a été également formé le Dr BOUSSARIE.

Par la suite, ses deux collègues, sont allés à plusieurs reprises en mission humanitaire, notamment avec l'ONG « Actions Sante Femmes » à l'hôpital de Panzi, où le Dr Denis MUKWEGE exerce désormais, pour l'épauler dans ses actions.

Il mène ce combat depuis des dizaines d'années dans un climat de totale insécurité, ayant lui même été victime de plusieurs attentats. La particularité de son action est d'être holistique : médicale bien sur, mais aussi psychologique, sociale et juridique, afin de faciliter la réinsertion de ces femmes toutes victimes de violences, dans les conflits armés qui règnent toujours en RDC. 

 

Nadia MURAD a reçu le Prix Nobel de la Paix

Actions Santé Femmes se réjouit que cette femme exceptionelle par son courage et sa détermination, reçoive en même temps que le Dr Mukwege, le Prix Nobel de la Paix.

Une intervieuw de Nadia MURAD est disponible, en cliquant sur l'image ci-dessous.

Mutilations génitales féminines : des pratiques en net recul dans la plupart des pays africains

 

Mutilations génitales féminines : des pratiques en net recul dans la plupart des pays africains

« La prévalence des mutilations génitales féminines et des excisions chez les filles de moins de 14 ans a nettement diminué dans la plupart des régions d'Afrique au cours des trois dernières décennies », indique une étude britannique publiée dans le British Medical Journal (BMJ) Global Health (1). La situation est néanmoins variable selon les pays. Si la pratique « est toujours omniprésente » en Irak ou au Yémen, le recul apparaît spectaculaire en Afrique de l'Est, 71,4 % en 1995 à 8 % en 2016. Le déclin est également marqué en Afrique de l'Ouest, passant de 73,6 % en 1996 à 25,4 % en 2017. En Afrique du Nord (Soudan et Égypte seulement, dans la mesure où l'excision n'est pas pratiquée au Maghreb), la pratique a régressé de 58 % en 1990 à 14 % en 2015.    

 

La persistance de facteurs de risque

« Plusieurs facteurs sont à l'œuvre pour expliquer ce recul global », estime Isabelle Gillette Faye, sociologue et directrice du Groupe pour l'abolition des mutilations sexuelles féminines (GAMS), citant « l'éducation des filles et des garçons, l'évolution des législations dans les pays concernés, mais aussi les campagnes de sensibilisation nationale et internationale ».

Malgré ces résultats encourageants, les auteurs soulignent la persistance des facteurs de risque que sont le manque d'éducation, la pauvreté, les traditions culturelles, mais aussi la perception de l'excision comme une condition nécessaire pour le mariage. « Il faut attendre deux ou trois générations pour s'assurer que les programmes ont fait leurs preuves et que les progrès sont durables », juge Isabelle Gillette Faye.

La sociologue pointe également la possibilité, dans certains pays comme le Kenya ou l'Ouganda, d'un report de ces pratiques après l'âge de 15 ans. Les données utilisées pour l'étude portent en effet sur plus de 200 000 jeunes filles âgées de moins de 14 ans, sur la période de 1990 à 2017 dans 29 pays africains, ainsi qu'en Irak et au Yémen. Autre nuance apportée par la sociologue, « ces données sont établies sur une base déclarative. « Dans des pays où la loi interdit la pratique, comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou la Guinée Conakry, on peut imaginer des sous-déclarations alors que les études ne s'accompagnent pas de vérification clinique », tempère Isabelle Gillette Faye.

 

Une « montée des intégrismes »

Les auteurs de l'étude insistent également sur la nécessité de poursuivre les efforts, notamment par le biais de campagne de prévention ciblée sur des thèmes culturels. Les résultats actuels pourraient en effet être menacés par « la montée des intégrismes », souligne la directrice du GAMS. « Une certaine lecture de l'Islam met sur le même plan l'excision et la circoncision, comme des éléments de purification », s'inquiète la sociologue. Les actions menées pour lutter contre ces phénomènes doivent ainsi répondre à une approche holistique. « À cet égard, le bon élève en Afrique est le Burkina Faso. Dès 1975, des messages de sensibilisation ont été diffusés à la radio dans les langues locales. Un numéro vert existe et peut déclencher une intervention des forces de l'ordre. En parallèle, un travail de convictions est mené auprès des leaders religieux et traditionnels. Toutes les formes de communication et de sensibilisation sont utilisées, jusqu'au théâtre », s'enthousiasme la sociologue.


(1) Pr Ngianga-Bakwin Kandala et al., « Secular trends in the prevalence of female genital mutilation/cutting among girls: a systematic analysis »

 

Dr Jacques CHOUTEAU
Biologiste Médical Veille scientifique bio-clinique
06 80 42 54 27

5 Chemin de la Croix Gorge
38120 Saint-Egrève